Après deux années de disette, Choupette va reprendre du service. Le problème c’est que son pilote a également pris deux années de plus et quelques kilos…. Le chrono tourne, malheureusement. Donc ce sera une année « light »!
Bien évidement mon ami Marc Joly nous rejoindra pour cette mini saison. Nous commencerons par « Spa Classic » du 20 au 22/05/22.
Mais plus en Sixties Endurance, uniquement en Fifties Legends. Petit bémol, les organisateurs de la saison nous imposent 105 dB (A) au ¾ du régime maximum. Là, cela me laisse sans voix et Choupette aussi. Entre la modification du circuit de Spa et cette nouvelle règlementation scélérate, Choupette ne risque plus d’exploser les chronos. Cette course sera uniquement pour dégourdir les bielles de la voiture et des pilotes. Car, du 30/06 au 03/07/22 arrivera enfin, du moins je l’espère, ce que nous attendons depuis 3 ans :
Le Mans Classic et normalement sans restrictions de bruit ! Depuis que Choupette à arpentée les Hunaudieres (Porsche Classic Race 2018), elle n’a plus qu’une seule envie, y retourner
Météo capricieuse avec du
vent fort, de la pluie intermittente et surtout 12 degrés…
Renseignements pris chez
les locaux, « il pleuvra vendredi matin et il ferra sec vendredi
après-midi ».
Avec du recul, le
« local » ne devait pas l’être depuis longtemps puisque nous avons eu
l’inverse !!!
Le vendredi matin
j’attaque les essais libres, sur le sec.
A très bas régimes
j’entends un petit cognement. Mais je ne l’entends pas du tout à hauts régimes.
Je fais quand même la
session car la voiture fonctionne bien, tout en faisant attention à ne rien
casser. On verra ca cet après-midi.
Entre temps les services
technique ont dû attacher les tentes à une semi-remorque histoire que rien ne
s’envole …..
Choupette se faufile dans
un trou de souris pour rejoindre son box.
Pas de chance à 14H00, contrôle complémentaire par les commissaires techniques. On remet ça à tout à l’heur
Mise en chauffe à 30
minutes du début des essais chronométrés. Le bruit est toujours là….
Je fais venir le
motoriste, le fabuleux Olivier Auvray (AMS78) en personne.
Plusieurs causes
possibles : Soupapes tordues….. ou un joint d’échappement sortie moteur défectueux
ou autre chose (Lourdes ou Notre Dame de Lisieux…).
Étant donné le temps
restant, avant le début des essais, il autorise à Marc Jully de faire ……………deux tours et pas plus.
Histoire de se qualifier, sans doute en dernière ligne, mais qualifié quand
même.
La pluie commence à tomber
de plus en plus.
Marc monte sur la piste,
le couteau entre les dents fait ses deux tours et se retrouve en 19ieme
position !!!! Un bon nombre d’AC Cobra, Jaguar Type E et autres 911 2.0 sont derrière !!!
Finalement la pluie cesse
et Choupette partira en 35 ieme position (sur 61) sur la grille de départ ce
qui est déjà pas mal.
Samedi matin les sorciers
sont sur le moteur de Choupette.
Finalement c’est un joint
d’échappement en sortie moteur qui est défectueux.
Plus de peur que de mal.
Bravo Olivier, c’était bien à cela qu’il pensait.
La course est à 17H15.
Olivier Auvray ne peut
s’empêcher une petite blague quand nous avons le dos tourné.
17H15 la course débute.
En un tour, nous perdons
16 places. Normal, toute l’armada qui était derrière nous se sent plus à l’aise
sur le sec.
Tout se passe bien et Marc
pose même un chrono à 1’50“909 avec un Top Speed à 182.1 km/h (à 70 km/h de la
Jaguar Type E qui gagnera la course).
N’oublions pas que
Choupette à 4 freins à tambours.
Après une heure de course
il me passe le relai.
Etant donné que nous ne
jouons pas la victoire au scratch, peut être que s’il y a de la casse chez les
Lotus et les Porsche Pré A nous pourrions avoir quelques miettes à l’indice de
performance ?
Donc mon job est de ne pas
perdre trop de temps et surtout de ramener la voiture à bon port.
Après quelques tours, je
me fais accrocher par un anglais en 911 2.0 (cela reste dans la famille…).
Finalement, le drapeau à
damier arrive et nous finissons 41 ieme au scratch et 7 ieme à l’indice de
performance.
Prochain objectif Le Mans
Classic 2020 avec Marc Jolly.
Mais auparavant il faudra
passer par le Castellet fin octobre.
Je vous en dirai plus dans
une prochaine news, mais Marc Jolly vous en dira bien plus dans Flat 6 ou sur
son Facebook.
Chers clients, chers amis, Choupette et moi serons présents à l’Age d’Or de Dijon les 07 et 08 juin 2019. N’hésitez pas à venir à notre rencontre pour échanger sur notre passion commune.
Voilà, le rideau est tombé.
En vrac quelques réflexions sur ma première participation sur ce circuit mythique.
Je passe sur le décalage de plus d’une heure sur le timing prévu.
Il n’est pas évident de sortir un chrono sur une piste que l’on ne connait pas. Mais sortir un chrono de nuit, là c’est encore pire.
La séance de libres l’après-midi fut une reconnaissance du circuit. A plus de 6 minutes le tour, en 30 minutes on à a peine le temps de prendre ses marques.
Résultat : 57 ieme avec un chrono à 6’27’’026 et un Top Speed à 176.8 km/h.
Le Mans Classic, du 5 au 8 juillet 2018. Photo : Alexis Goure.
La séance de nuit (35 minutes) ne fut guère mieux.
Je décidais cependant de suivre la 356 de mon ami N. Doquin car lui connaissait le circuit.
Résultat : 55 ieme avec un chrono à 6’31’’149 et un Top Speed à 173.7 km/h. Il ne faut pas oublier que c’est de nuit.
Le lendemain c’est la course.
Mis à part le temps infini perdu lors des deux premiers tours derrière la 356 qui a confondu Slow Zone et Safety Car (sans doute l’émotion), je me suis bien régalé.
Choupette à tenu la dragée haute à quelques 911. Je n’ose imaginer la tête du pilote de la 911 2.0 quand je l’ai doublé dans les Hunaudieres. Malheureusement les misérables freins tambours (oui, choupette à 4 freins à tambours !!!) rendront l’âme à 2 tours de la fin (un « tout droit » et un « tête à queue » dans la première chicane des Hunaudieres) et il me faudra adapter mon pilotage pour la ramener sur la ligne d’arrivée. Résultat : 53 ieme avec un chrono à 6’20’’554 et un Top Speed à 194.8 km/h, mais surtout une 4 ieme place à l’indice de performance. Je rate la troisième marche du podium pour une poignée de seconde. Médaille en chocolat pour cette fois. J’espère que Porsche remettra cela dans deux ans et que j’aurai ma revanche.
Je tiens à remercier mon mécano, même si Choupette s’est révélée d’une fiabilité exemplaire (ce que l’on attend d’une Porsche), mes sponsors et plus particulièrement le groupe Sonauto ainsi que les très nombreux clients qui sont venu me témoigner leur amitié, sans oublier les spectateurs avec qui j’ai discuté.
Début des années 2000 je fréquente régulièrement le centre Porsche de Siegen.
C’est un petit centre Porsche, mais il a la particularité d’avoir un département Classic et un département Classic Compétition (Knebel Motorsport).
Il m’arrive parfois de passer par le parking en sous-sol et d’y croiser nombre de 356 et autres 911 2.0 ; 2.2 ; 2.4 et 2.7 très affutées. Il est vrai qu’à l’époque les prix ne sont pas ce qu’ils sont aujourd’hui…
Parmi tous ces véhicules, certains appartiennent a Knebel Motorsport mais loués à des clients pour certaines courses.
Saviez-vous qu’en 2000/2001 il existait une saison 356 Cup ?
Malheureusement, sans doute faute de participants, cette série n’a vécu que deux saisons.
Et dans ce fameux parking, dans une quasi pénombre, j’y croise un jour une petite 356 grise avec des parements jaunes. Elle est là, elle me guette. Elle est rigolote, toute petite extérieurement, totalement dénudée à l’intérieur. Il faut être cinglé pour faire de la course avec un engin pareil alors que la GT3 existe….
Je suis à des années lumières de penser qu’un jour j’en serai le propriétaire. L’idée ne m’effleure même pas.
Les années passent, on est au début de l’été 2006, je suis l’heureux propriétaire d’une 996 GT3 Ph 2 jaune vitesse. Un ami (Marc) me dit : « ça ne te dirait pas d’acheter une ancienne à deux pour faire des courses historiques et pourquoi pas Le Mans Classic ? »
C’est un sujet qui demande réflexion.
Finalement, oui, pourquoi pas, mais pour moi il est hors de question que ce soit autre chose qu’une Porsche.
La chasse est lancée. Les prix n’ont pas encore explosé, mais pour quelque chose de correct, il faut quand même casser la tirelire.
Les annonces défilent et force est de constater qu’il y a de tout à vendre.
J’en vois passer des saucisses coursifiées, homologuées à rien et certainement pas éligibles à quoi que ce soit….
Finalement je tombe sur une annonce sur un site bien connu.
Elle est sympa cette voiture, c’est quoi ?, c’est où ?
En fait l’âge de la retraite arrivant à grand pas, Manfred Knebel démantèle le département Motorsport. C’était la petite 356 grise à parements jaunes vue quelques années plus tôt dans le parking sous terrain !
Une visite à Siegen, un essai sur la Nordschleiffe (L’enfer vert) et l’affaire est conclue.
Il n’y a plus qu’a ……..
Qui est Choupette
Son appellation exacte est :
356 BT5 Karmann Hardtop coupé (Les américains l’appellent Notchback)
En fait c’est une caisse de cabriolet sur laquelle on a soudé un hardtop.
Ces versions sont facilement reconnaissables car la vitre arrière tombe plus à la verticale que sur les coupés normaux.
Si cette particularité est très pratique pour la rétrovision, autant le dire tout de suite, le rendu esthétique est loin d’être aussi joli que sur un coupé.
C’est bien simple, Porsche ne produira que 1048 exemplaires en version BT5 et 699 exemplaires en version BT6. On ne peut pas dire que ce fut un succès.
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, un bon nombre de ces Hardtop coupés ont été amputés pour en faire des cabriolets.
Si vous croisez un cabriolet avec un numéro de châssis 20XXXX, sachez que c’est un hardtop coupé modifié en cabriolet.
Son histoire
Produite en juillet 1961.
Livrée neuve chez Brumos à Jacksonville (USA)
A l’origine elle était noire avec un intérieur en skaï rouge.
Elle fut rachetée et réimportée en 1996 par un allemand qui voulut la faire restaurer chez Knebel Classic.
Il manquait tellement de pièces et elle était en si mauvais état, que le devis dissuada très vite son propriétaire. Un terrain d’entente fut trouvé entre Manfred Knebel et le client. Choupette aura une nouvelle vie au sein du team Knebell Motorsport.
La restauration pouvait commencer et elle se terminera en 1999.
En 2000/2001 elle participera à la 356 Cup sur des circuits tels que Hockenheim, Nurburgring (F1 et boucle nord), Zandvoort, Spa et Most. Ensuite elle participera à quelques courses épisodiques avant d’être remisée en attendant des jours meilleurs.
Et nous voilà donc en 2006. Marc et moi l’achetons et partons vers l’inconnu.
En 2009, première saison en ASAVE (Merci A.Goupil).
En 2010, dans les actus de Flat 6 il y a un petit encart : Peter Auto organise une série « Sixties Endurance » pour un ou deux pilotes. C’est cela qu’il nous faut !
Et donc, Choupette limera le bitume sur toutes les saisons « Sixties Endurance » et ce depuis 2009. ☺